Parler de rentabilité au cabinet de kinésithérapie n’est pas commun, et pourtant, c’est un sujet essentiel de votre activité. Gaël, Marie et Olivier, tous 3 kinésithérapeutes, nous éclairent et nous donnent leurs conseils pratiques à l’occasion d’un webinaire dédié.
“La rentabilité est encore un sujet tabou au sein de la profession”
“Parler de rentabilité au cabinet de kiné est encore tabou.” estime Olivier Dupuis (@DUPUISOlivier), kiné à Vanves, dans les Hauts-de-Seine. Et pour lui, il est justement nécessaire d’aborder ce sujet avec ses collègues ou amis kinés. "On n’est pas du tout assimilés à ce statut de chef d’entreprise, ni juridiquement ni psychologiquement, alors que c’est le cas. Il est important d’en parler.” poursuit-il.
Et en particulier auprès des jeunes diplômés qui s’apprêtent à s’installer. “Soyez conscients que la rentabilité se construit et s’investit. Ne vous attendez pas à une rentabilité immédiate après l’installation.” conseille Olivier.
“Être dans une CPTS raffermit les liens avec les médecins prescripteurs”
CPTS : connaissez-vous cet acronyme ? Une Communauté Pluriprofessionnelle Territoriale de Santé est une structure d’exercice coordonné qui regroupe plusieurs professionnels et lieux de soins sur un même territoire, pour répondre à des besoins en santé locaux. “Intégrer une CPTS permet de raffermir les liens avec les médecins prescripteurs. Il est ainsi plus facile de les aiguiller sur certaines cotations, ce qui nous permet d’être rémunérés à juste titre.” témoigne Gaël (@PIETTEgael), kiné à Rennes.
Parmi les autres conseils de Gaël : en cas d’appel au cabinet, envoyer automatiquement un sms au patient avec le lien vers la prise de rendez-vous en ligne. “Grâce à cette solution, je ne passe plus aucun coups de fil en séance !” sourit-il. Autant de temps de gagné pour soigner davantage, et donc être plus rentable.
“J’assume de gagner moins d’argent pour prioriser ma vie de famille”
Si être rentable est indispensable, avoir une vie personnelle épanouissante l’est tout autant ! Il est impensable de réfléchir à sa rentabilité sans inclure ses besoins et ses aspirations personnels.
Marie Cesbron (@CesbronMarie), kiné à Nantes, en est l’illustration : “Je gagnais probablement plus d’argent au lancement de mon activité, mais la qualité de vie au travail n’était pas au rendez-vous. Dernièrement, j’ai réduit mon temps de travail à 3 jours et demi par semaine pour m’occuper de mon premier enfant. J’ai choisi en conscience de prioriser ma vie de famille, en gagnant moins d’argent.”
Retrouvez l’intégralité du Rendez-vous du Doctolab “Concilier qualité de soin et rentabilité au cabinet de kinésithérapie”.