Comment prendre soin de soi lorsqu’on est psychologue, pour son propre bien-être mais aussi pour toujours accompagner au mieux ses patients ? Découvrez les conseils et les expériences vécues de 3 psychologues aux pratiques diverses dans le replay du RDV du Doctolab dédié.
Aude Guériteau : “Je ne me voyais pas prendre en charge des patients sans supervision”
“Débuter une supervision a été mon premier réflexe au moment de m’installer en libéral.” explique Aude Guériteau (@_Gueriteau_Aude), psychologue en libéral à Maule et membre du Programme Pionniers Doctolib. “Pour moi, ça n’est pas important, c’est indispensable. C’est l’idée d’accompagner mieux mes patients, d’avoir le regard d’un professionnel qui est détaché de la situation sur des cas complexes. Je le vois même comme la continuité d’un apprentissage, parce qu’on ne fait pas un métier comme les autres. On a besoin d’avoir un lieu pour se décharger de nos émotions.”
Effectivement, la supervision est un outil de régulation pour bon nombre de psychologues, bien que non obligatoire. Pour Aude, cet espace dédié au partage autour de cas patients permet de “ne pas ramener les émotions à domicile, apprendre à gérer sa posture de clinicienne, réguler son cadre, valider certaines de ses intuitions, ou encore avoir le droit de tout dire et de se tromper.”
Audrey Ventura : “J’ai toujours gardé un réseau vers qui je peux me tourner”
Audrey Ventura (@audreyneuro), neuropsychologue en libéral à Cergy et membre du programme Pionniers Doctolib, a fait le choix de ne pas être supervisée : “Lors de mes études, la supervision n’est pas quelque chose sur laquelle j’ai été sensibilisée. J’ai été en libéral sans me poser cette question de la nécessité de la supervision. Par contre, j’ai toujours gardé jusqu’à présent un réseau vers qui je peux me tourner quand j’ai besoin d’aide ou d’éclaircissement sur un patient.”
Certain.e.s psychologues préfèrent faire appel à leur réseau - collègues, ami.e.s rencontré.e.s à la faculté, groupes facebook ou whatsapp - en cas de besoin. Cet échange informel entre pairs répond généralement à mes attentes.
Valérie Andrieux : “J’ai un peu une supervision sans superviseur”
Valérie Andrieux (@_Andrieux_Valerie), psychologue en libéral à Rognonas dans les Bouches-du-Rhône et membre du programme Pionniers Doctolib n’a pas de supervision individuelle mais participe à plusieurs groupes d’intervision. “Je parle avec des collègues, d’autres praticiens qui n’ont pas forcément les mêmes orientations. Ça se joue beaucoup sur les groupes, çe peut être des groupes facebook ou whatsapp. C’est assez informel mais ça me convient. C’est un peu une supervision sans superviseur. Cela dépend un peu de la personnalité de chacun finalement”.
Autrement dit, il appartient à chaque praticien de façonner son accompagnement selon ses besoins. Si la supervision est incontournable pour certains, elle est facultative pour d’autres. Elle demeure un outil fortement recommandé. Si vous cherchez un superviseur, appuyez-vous sur le bouche-à-oreilles ou sollicitez les enseignants connus en formation.
Retrouvez l’intégralité du RDV du Doctolab “Psychologues : être bien avec soi, pour être bien avec ses patients”.
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