En place dans certains départements de France depuis 2019, le SAS (Service d’Accès aux Soins) doit permettre de désengorger les services d’urgences et satisfaire les besoins de prise en charge des soins non programmés sur le territoire. Petit tour du projet, en cinq points clés.
Où le SAS est-il mis en place ?
Pour le moment, tous les médecins de France ne peuvent pas participer au SAS. Pour la simple et bonne raison que ce dernier n’est pas encore mis en place dans tout le pays, même si de plus en plus de départements sont concernés. Aujourd’hui, 25 SAS sont déployés dans 13 régions différentes et une généralisation progressive du dispositif à l’échelle nationale est en cours jusqu’à la fin d’année 2023. En attendant, les zones qui le développent actuellement sont à retrouver sur le site du gouvernement.
Les patients ayant consulté via un rendez-vous programmé par le SAS peuvent-ils reprendre rendez-vous chez le même médecin par la suite ?
Le principe du SAS est le suivant : sur les créneaux disponibles du médecin participant, des patients qui ont besoin d’une prise en charge de soins non programmés peuvent être redirigés vers ce professionnel de santé. Dans ce cas, ce même patient peut alors ensuite reprendre rendez-vous chez le médecin sans passer par le dispositif (via la prise de rendez-vous en ligne, par exemple). Comme pour une consultation classique, en somme. Mais si le praticien ne souhaite pas avoir de nouveaux patients, alors il lui est possible de bloquer le patient vu par l’intermédiaire du SAS. Comment ? En bloquant la prise de rendez-vous pour ce patient, comme le montrent simplement les étapes décrites dans ce tutoriel.
Quel est le temps minimum à dédier au SAS en cas de participation ?
Pour chaque médecin, la participation au SAS donne droit à une rémunération annuelle de 1 400 euros. Pour y être éligible, le professionnel de santé qui y participe via Doctolib doit seulement laisser visible tout ou partie de son agenda sur la plateforme numérique SAS. Il n’y a donc pas à dédier un minimum d'heures, sauf si les nouveaux patients ne sont pas acceptés. Dans ce cas, il faut utiliser un motif dédié (“Soins non programmés”).
Les créneaux libérés par le médecin pour le SAS sont-ils visibles des patients ?
Pas forcément ! Si le médecin accepte déjà les nouveaux patients, oui, et il n’y a pas besoin de faire de paramétrage sur le logiciel de rendez-vous en ligne : les créneaux disponibles remontent automatiquement sur la plateforme dédiée au SAS, qui peut donc envoyer des patients sur ces créneaux. Mais si le médecin ne souhaite pas de nouveaux patients, non, les créneaux dédiés aux professionnels de santé remonteront directement vers la plateforme numérique SAS : le régulateur pourra contacter le praticien en cas de besoin sur ces créneaux, mais pas le nouveau patient. Pour cela, il est nécessaire d’activer le motif normé sur les plages de consultation (“Soins non programmés”) et de désactiver la réservation en ligne. Pour davantage d’informations, Doctolib reste disponible.
Pourquoi prendre rendez-vous sur des créneaux disponibles chez des praticiens participant au SAS plutôt que de rediriger le patient vers son médecin traitant ?
Parce que le médecin traitant n’est pas forcément disponible, et que le besoin dont nécessite le patient peut amener à l’orienter immédiatement vers un service d’urgence voire à l'intervention du SAMU ou du SMUR. C’est l’essence même du SAS : permettre au patient, en l’absence de son médecin traitant, d’accéder à distance à un professionnel de santé régulateur à tout moment afin de lui apporter la meilleure réponse nécessaire à son besoin de prise en charge des soins non programmés.
