Plus de 700 communautés professionnelles territoriales de santé se sont implantées sur le territoire français. Les membres qui composent celle de Grand Douai (59) nous ont ouvert leurs portes et détaillé comment ces quatre lettres, CPTS, s'incarnent dans leur quotidien.
Plus de 700 CPTS : en faites-vous partie ?
CPTS : CommunautĂ© Professionnelle Territoriale de SantĂ©. Créées en 2016, ces structures de soins coordonnĂ©s se dĂ©veloppent rapidement sur lâensemble du territoire. La FĂ©dĂ©ration nationale des CPTS en recense 713 au 13 mai 2022, Ă diffĂ©rents stades dâavancement :
- 223 en phase de pré-projet
- 203 en cours de rédaction de leur projet de santé
- 25 en cours de négociation de leur ACI
- 262 en fonctionnement, ACI signé
Au-delĂ des 4 lettres qui composent l'acronyme, que signifie pour vous la CPTS ? Comment sâincarne-t-elle dans votre quotidien de soignant ? Quâest-ce qui vous plaĂźt le plus dans cette structure ? Et quâest-ce qui vous plaĂźt le moins ? Livrez-nous votre expĂ©rience dans les commentaires !
Les étapes-clés pour construire une CPTS
Les membres de la CPTS Grand Douai nous ouvrent leurs portes
La CPTS Grand Douai a commencĂ© Ă voir le jour en 2019, avant de se dĂ©velopper et dâobtenir le label CPTS en 2020. Co-prĂ©sidĂ©e par Saliha GrĂ©vin, pharmacien et membre du ComitĂ© mĂ©dical Doctolib, et JosĂ© Delannoy, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, la structure couvre 138 000 habitants, rĂ©partis sur 21 communes. 760 professionnels y ont adhĂ©rĂ©, soit 40 % des effectifs du territoire. Ce quâils apprĂ©cient dans la CPTS ? Apprendre Ă se connaĂźtre, travailler en coordination les uns avec les autres, offrir aux usagers des rĂ©ponses Ă leurs demandes de soins.
Apporter des réponses aux demandes de soins
âDâici 5 ans, on va ĂȘtre dans une situation difficile : la moitiĂ© des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes qui exercent sur le territoire sont ĂągĂ©s de plus de 60 ans, il va y avoir un nombre important de dĂ©partsâ, souligne Saliha GrĂ©vin, la co-prĂ©sidente de la CPTS Grand Douai. Les membres de la CPTS anticipent et rĂ©flĂ©chissent aux solutions, mĂ©dicales et non mĂ©dicales qui peuvent ĂȘtre mises en place dĂšs Ă prĂ©sent. âJe pense au dĂ©ploiement des infirmiĂšres en pratique avancĂ©e (IPA) - 3 sont actuellement en formation au sein de la CPTS - aux tĂ©lĂ©consultations assistĂ©es par des infirmiĂšres⊠Nous nous employons aussi Ă travailler en parcours : parcours de santĂ©, parcours de vie. Autour de lâusager, il y a le mĂ©decin, lâinfirmiĂšre, lâĂ©ducateur, lâenseignant, lâauxiliaire de vie⊠On parle beaucoup de âdĂ©serts mĂ©dicauxâ. On oublie quâil nây a pas de âdĂ©serts de santĂ©â. Dans certaines situations, on peut faire sans le mĂ©decin, on peut faire intervenir dâautres acteurs qui travaillent ensemble et interviennent au meilleur moment pour le patientâ, explique-t-elle.
8000 patients sans médecin traitant
DĂ©jĂ aujourdâhui, les patients qui nâont pas de mĂ©decins traitants - ils sont 8 000 sur le territoire, dont 750 sont ĂągĂ©s de plus de 75 ans - ou ceux dont le mĂ©decin traitant nâest pas disponible pour rĂ©pondre Ă une demande urgente de soins non programmĂ©s, peuvent trouver une solution grĂące Ă lâaction de la CPTS. Un centre dâappel dĂ©diĂ© fonctionne du lundi au vendredi. PrĂšs de 40 gĂ©nĂ©ralistes y participent, en mettant Ă disposition des crĂ©neaux dâurgence ou en rĂ©pondant favorablement aux demandes que leur adresse la plateforme dâappels
DĂ©couvrez le fonctionnement de ce centre dâappel dans notre reportage âOuvrez les portes de la CPTS Grand Douaiâ, Ă tĂ©lĂ©charger gratuitement.


