ÉTUDE - L'impact financier de la téléconsultation sur le système de santé passé au scan

En janvier 2022, l’Institut économique Molinari a publié une étude inédite sur l’impact financier de la téléconsultation dont l’usage a connu une accélération avec la pandémie de la Covid-19.

 

Les résultats obtenus chiffrent à plus d’un milliard les économies induites par cet outil sur le système de santé français, sans dégradation de la qualité des soins. Selon l’Institut, il est important de poursuivre le développement de la téléconsultation, dont la limitation actuelle à 20% de l’activité globale d’un médecin ne s’appuie pas sur une réalité économique ou clinique.

 

1 milliard d'euros par an

Économiquement, l’essor de la téléconsultation agirait à 3 niveaux en :  

  • Baissant les dépenses de transport - 293 millions d’euros
  • Réduisant les dépenses relatives aux consultations de généralistes et spécialistes, en association avec la téléexpertise - 467 millions 
  • Générant des économies dans les services d’urgence - 284 millions dont : 
    • 162 millions avec la réduction des visites physiques via la téléconsultation
    • 122 millions avec la réduction des transferts non pertinents de patients via la téléexpertise 

Ainsi, la téléconsultation apparaît bénéfique à la fois aux patients, avec la diminution de leurs dépenses de transport, et au système de santé en général en contribuant à éviter des consultations physiques chez les médecins spécialistes et dans les services d’urgence lorsque cela n’est pas nécessaire. 

 

Sans dégradation de la qualité de soins

Dans le cas du traitement de maladies mentales et du suivi des maladies chroniques, comme le diabète ou les maladies cardiaques, la téléconsultation fournit des résultats identiques à ceux d’une consultation physique. Ces résultats s’expliquent par le fait que la téléconsultation est adaptée à des situations ne nécessitant pas un examen physique systématique mais aussi parce que la téléconsultation réduit les délais de réaction des patients et des praticiens. 


Avec la crise sanitaire, l’âge moyen des patients ayant recours à la téléconsultation a largement augmenté, passant de 35 ans à plus de 60 ans.
Bien que ceci s’explique en partie par les caractéristiques de la Covid-19, cette évolution démontre aussi que la téléconsultation peut se substituer à la visite en face à face pour satisfaire les besoins de l’ensemble des patients et non uniquement des plus jeunes.

 

Si vous souhaitez accéder à l’étude complète, cliquez ici.

 

Et vous, quels sont les bénéfices que vous ou vos patients ressentez au quotidien avec la téléconsultation ? 

 

Bonne journée !

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Intéressant de savoir, merci pour l'article et l'accès à l'étude! 

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Une étude qui me conforte dans l'utilisation de la téléconsultation , dans des limites à définir ainsi que les indications.

La sécurité sociale devrait revoir sa copie et ne pas limiter les téléconsultations à 20%.

 

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continuité des soins par les teleconsultations

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En effet très utile c’est pourquoi nos instances vont passer à 20% le nombre de teleconsultations. 

Vous devriez leur communiquer cette étude …. 

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Il serait surtout intéressant de savoir qui a financé cette étude, parce qu'il y a un sacré paquet de pognon en jeu pour certains acteur de la "e-santé".

 

Pratiquant la téléconsultation aussi bien dans le parcours de soins coordonnés (avec ma patientèle médecin traitant) qu'en dehors (sur des plateformes Internet), j'ai beaucoup de mal à croire que les économies soient aussi évidentes, quand je constate la qualité scandaleusement nulle d'une grande partie des prises en charge, les demandes abusives, l'incitation au nomadisme, etc.

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Je pense que la plupart des économies réalisées se joue au niveau hospitalier 

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"Ces résultats s’expliquent par le fait que la téléconsultation est adaptée à des situations ne nécessitant pas un examen physique systématique ".
C'est clair que la plupart du temps il s'agit ni plus ni moins que de renouveler des traitements récurrents.
cela pourrait d'ailleurs être fait sans téléconsultation pour 80 % d'entre eux, donc de bien belles économies à réaliser aussi sur la téléconsultation...
Attention, le risque de cet outil est de démontrer qu'il n'y a plus besoin de liens physiques entre le soignant et le soigné, et que le soignant pourrait aussi être remplacé par une machine ou un questionnaire auto-rempli.
Attali l'avait énoncé il y a quelques années: bientôt le passage chez le médecin sera inutile.

Y réfléchir avant de s'enthousiasmer totalement sur ce gain économique...

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Facilite d’accès pour un conseil, renouvellement d’ordonnance sans besoin d’un examen « physique «  

orientation directe vers un spécialiste, corriger immune erreur de parcours 

"Préconsultation" avant passage aux urgences ???? , possibilité d'un intérêt économique ???? à étudier ..... puisque le problème de nos politiques semble être avant tout les urgences Hospitalières.....

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Retour d’expérience sur le terrain, sans passer par des unités de brain storming ou des Instituts (McKinsey par exemple ?) :

La notion de rétroactivité en matière juridique en France me semble…illégale, une loi ne pouvant être rétroactive en France. A vérifier et faire vérifier par les juristes.

Elément non rétroactif : le prix du carburant : lui, n'est pas rétroactif à la baisse. Lorsque l'on est dans un désert médical, ou que l'on exerce en bordure d'un tel désert, est-il normal pour le patient de gâcher son bilan carbone (et son portefeuille) ?  Est-ce à lui d’assumer le surcoût de cette opération ? Il me semble que certains administratifs décisionnaires, dans leur bureau de grande ville avec métros et bus à foison au bas de leur immeuble ne prennent pas la mesure de la réalité de terrain. Cela pourrait être utile de le faire faire un stage d’application pratique sur le terrain.

Et quand on exerce dans un endroit où il ne passe que des dahus dans les intersaisons, on fait quoi ? On compte les pâquerettes et on cueille les pissenlits ?

Désengorger les urgences : la téléconsultation permet dans une certaine mesure, de désengorger les services d'urgence pour un certain nombre de pathologies qui amènent certains patients aux urgences (deux heures du matin, urgence qui remonte à 8 jours ou plus ?) ou d’autres que l’on est quasiment obligé de pousser aux fesses pour aller consulter aux urgences. Il semble que la téléconsultation présente sur ce type de créneau un avantage indéniable. Il est même des patients, qui, las de poireauter aux urgences, terminent leur session aux urgences par une téléconsultation.

Preuve matérielle pour étayer cette notion : un service d’urgence en proximité vient de nous faire parvenir un mail comme quoi il ne pouvait faire face aux « petites urgences médicales » et ne prenait que les urgences médico-chirurgicales « vraies » (génératrices d’actes techniques rémunérateurs)

Par ailleurs, aux urgences, une consultation simple est cotée, pour la Sécu G + ATU + les horaires de soir ou de nuit, ce qui double largement le prix de la consultation pratiqué par un MG.

La téléconsultation comme outil de régulation.

Pourquoi les seuls régulateurs du 15 pourraient-ils être rémunérés pour faire le job, actuellement de téléconsultant, avec une technologie rétrograde, à savoir la seule communication téléphonique ? Et, petite pique pour la route, les régulateurs n’ont pas tous, et de loin, une expérience de terrain solide.

Les autorités sanitaires, considèrent-elles le médecin installé comme incapable d’effectuer ce travail, et même mieux, car le médecin de terrain a un réseau beaucoup plus étendu, y compris territorialement ?

En qualité de bien-être pour le patient et le médecin, à part des consuméristes à tout crin, les patients ne sont-ils pas mieux chez eux en salle d’attente virtuelle, en attendant une téléconsultation que de braver les intempéries et de passer des heures dans des salles d’attentes (in)hospitalières ?

DMP et téléconsultation. Il est cependant indispensable que nos têtes blondes du génie informatique administratif avorté se bougent un peu pour mettre un DMP correct en place et facilement utilisable en les bridant un peu sur leur génie de la complexité, DMP qui traîne depuis des années dans les limbes. Cela permettra de bien cadrer un patient et de lui venir en aide et de pratiquer un suivi de son  parcours de soins .

Ainsi, c’est tout naturellement que le médecin renseignera le DMP pour un suivi médical et un parcours de santé éprouvé.

Quant à effectuer un rétropédalage technologique, cela me paraît très compromis.

Les poinçonneurs de tickets de métro (des Lilas) se mettaient en grève pour préserver leur job. Quid de leur travail aujourd’hui ? Que, même les automates de validation de titre de transport vont se retrouver au rebus (car ils ne savent pas encore faire grève) quand certaines collectivités étudient la gratuité des transports publics ?

Un combat d'arrière-garde technologique en somme, perdu d’avance. Cela voudrait dire qu’il faudrait mettre au rancard les smartphones. Réaliste ?

La territorialité ensuite : 

Comment est perçu par les administratifs un patient, habitant territorialement (zone à définir) dans la zone d'activité de médecin mais en vacances (le patient), par exemple au Mexique ou à Mayotte (exemples pris tout à fait au hasard) ?

Et quand un patient est en vacances, hors de son territoire « habituel » et qu’il a besoin d’avoir une consultation médicale, il fait comment ? Dans l’immense majorité des cas, son médecin n’est pas joignable ou n’utilise pas ou ne sait pas utiliser les technologies existantes pour rendre service à son patient.

Limitation des téléconsultations à 20 % de l’activité ? Qui a participé à la mise en place de cette usine à gaz (surtout quand celui-ci vient à manquer) alors que les autorités n’arrivent pas à combler les trous des déserts médicaux ? Il s’agit d’un non-sens absolu.

 

 

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La téléconsultation est devenue incontournable.

La limiter , l'interdire est un déni de la réalité de la médecine et de l'évolution de son exercice.

C'est un déni de la réalité: celle du terrain et de la réalité du manque de médecin , celle du déni de nos outils informatiques et de leur utilisation. Celle du déni des infections émergentes et de nos rôles en ville.

Je suis médecin et je me sens maltraitée par ces instances "supérieures" qui ne sont pas confrontées à cette réalité.

Toutes ces décisions sont cautères sur une jambe de bois, du verbiage insipide et inutile.Organisation territorriale et sans médecin : impensable!

Le Ségur et sa mise en place violente ? Encore un déni.

Je suis médecin généraliste à Paris. Il me paraît évident que l'hôpital ne peut exister qu'avec nous.

Diviser pour mieux régner est absurde actuellement.

Au fait , le ROSP: il devrait le supprimer. Me donner de l'argent pour un métier que j'exerce depuis plus de 30 ans en mon âme et conscience et croire qu'avec  cet argent versé , on nous tient par le bout du nez , quelle bêtise. Je perçois personnellement une grosse somme: elle part en impôt et charges sociales , sans augmenter ma retraite. Il serait beaucoup plus valorisant d'augmenter le prix de nos consultations. Peut-être , alors , les jeunes médecins s'installeraient -ils!

Merci à Doctolib: sa fonction devient complémentaire de notre  logiciel métier , quel que soit ce logiciel, en ouvrant le dialogue entre médecins , para-médicaux, hôpitaux.Il manque la possibilité des outils informatiques pour le diagnostic... Donc , pas besoin de ces instances supérieurs pour faire notre boulot et l'ouvrir vers le futur.

 

 

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La téléconsultation est surtout devenue folle.
Je parle en connaissance de cause : je réalise en moyenne entre 300 et 400 téléconsultations par mois (hors circuit CPAM : je ne suis pas soumis au quota).

 

C'est un système qui devient totalement pervers lorsqu'il n'est pas régulé :

  • Bricolage sur internet avec des patients que l'on ne connait pas, dont on est même pas certain de l'identité réelle et des antécédents allégués, et que l'on ne reverra sans doute jamais. Cela limite forcément le champ des possibles lorsqu'on veut faire de la médecine sérieuse. Personnellement, en présentiel j'examine 70 % de mes patients, donc le quota de 20 % de téléconsultation me semble tout à fait cohérent.
  • Génération de ce que j'appelle des consultations d'opportunité, c'est-à-dire que cela devient tellement simple pour un patient de solliciter une téléconsultation, que celui-ci consulte pour des conneries, ou pour venir chercher une signature sur l'ordonnance qu'il se sera construite au fil de son papillonnage sur Google. Le médecin refuse ? Pas grave, en quelques clics vous prenez un autre RDV. Le second effet kiss-cool c'est l'incitation évidente au nomadisme médical, c'est-à-dire la médecine fast-food, de qualité médiocre et à haut risque. Pour moi, l'argument "ça fait des économies" ne tient pas la route lorsqu'on prend tout cela en compte. Une bonne consultation de suivi vaut parfois 10 téléconsultations pourries sur internet.
  • Aggravation de l'engorgement des services d'urgences. Hé oui. Lorsque vous habitez à Strasbourg et que vous téléconsultez un patient à Bordeaux, si vous estimez qu'un examen physique rapide est nécessaire, ne connaissant pas l'offre de soins locale et ayant un doute sur la gravité potentielle de la situation vous allez être tenté d'orienter votre patient vers... les urgences ! Ou alors un jour vous finirez au tribunal.
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Ca ne change rien à la réalité : les patients peuvent aussi nous raconter n'importe quoi en présentiel. Notre travail , c'est de faire confiance.

Le tout , c'est d'être honnête , si ça n'est pas possible , le dire , expliquer et ne pas faire payer.

Je suis en secteur 1, et je vous assure que , depuis 37 ans , j'ai le sentiment de bien faire mon travail.

Soit , il y a des"boîtes" à téléconsultations , mais je n'en fais pas partie.

C'est d'ailleurs pour ça que j'avais demandé à Doctolib d'être plus rigide sur les motifs de rendez-vous en téléconsultation.

Les patients ne lisent pas ce qui est écrit , sauf s'ils doivent cocher des cases .

Dur de mettre l'opprobre ( sauf sur vous) sur le corps médical!

 

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@monique 

Je pense que vous manquez d'expérience en téléconsultation pour écrire ce genre d'affirmation.

 

De nombreuses raisons expliquent la malhonnêteté prépondérante des patients en téléconsultation :

  • Vous êtes en dehors de leur réseau de soins local (s'ils ont un passif défavorable, vous ne le saurez pas, s'ils vous présentent des documents médicaux, vous décèlerez moins facilement les falsifications)
  • Si vous refusez, en 3 clics ils iront voir ailleurs (effet d'aubaine)
  • Vous ne pouvez pas les examiner (vous jugez majoritairement sur des éléments subjectifs)

Voici un exemple d'ordonnance contrefaite qu'une patiente m'a présentée il y a 2 jours pour obtenir un renouvellement :

RomainLoeffler_2-1654515355810.png

 

Notre travail ce n'est pas de faire confiance, notre travail c'est de proposer des soins de qualité. Ce qui implique de ne pas prescrire tout et n'importe quoi à des inconnus sur internet.

 

Ma critique concerne bien évidemment la téléconsultation "sauvage". J'ai un avis beaucoup plus positif sur la téléconsultation au profit de ses propres patients suivis. Mais là encore je trouve le quota de 20 % tout à fait cohérent avec la proportion de patients que j'estime nécessaire d'examiner en présentiel.

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Merci.

3 ans de téléconsultations! 

pas de manque d'xpérience , justement.

Bien au contraire.

Vous avez les mêmes a priori avec les patients?

L'effet consumériste est une réalité pour certains téléconsultants. Mais c'est le modèle sociétal qui le génère. Nous avons aussi le choix de faire notre métier en âme et conscience.

Le retour d'expérience est que, dans 0.00..% des cas, des patients pusillanimes et agressifs y vont de leur commentaires et se vengent en vous collant une mauvaise note sur Google. Pour les autres, la question ne se pose pas quant au service rendu.

Nous ne sommes pas tenus de faire la secrétaire sur prescription du patient qui a son CAP de docteur en médecine certifié Google.

Il pourrait être utile pour les téléconsultants Doctolib, de pouvoir avoir un retour d'information anonymisé des patients que nous avons blacklisté. A l'heure des métadonnées, cela peut avoir un intérêt non négligeable.

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