Bonjour à toutes et à tous,
Dans un contexte de crise aggravée en matière d’accès aux soins et de démographie médicale en berne, le gain de temps médical, sans rogner sur la qualité du soin, est un objectif pour toutes les politiques publiques de santé. Dans la médecine de ville, les innovations organisationnelles et technologiques se multiplient afin de dégager du temps médical et de fluidifier le parcours du patient.
Une brique importante de l’innovation en santé, portée par l’Etat et les acteurs privés, repose sur les logiciels médicaux permettant de créer, d’enregistrer puis de partager des dossiers médicaux des patients.
Pourtant, toujours en 2024, les professionnels de santé font face à des difficultés lorsqu’ils souhaitent changer de logiciel :
- un engagement contractuel de plusieurs années auprès de l’éditeur empêchant la migration
- un surcoût lié au transfert de données (+500€ en règle générale)
- de longs délais de restitution de données
- la perte ou la dégradation de ces données
Pas étonnant donc que trois médecins sur quatre aient aujourd’hui peur de changer de logiciel, et que la grande majorité considère que cela leur fait perdre du temps médical (pour 85%) et dégrade la qualité des soins des patients (62%).
Mais au-delà d’être un enjeu pour les praticiens, c’est surtout un enjeu pour les patients dont les données peuvent être perdues et qui sont les premières victimes de cette dégradation de la qualité des soins et de l’accès au cabinet médical.
Nous vous proposons donc de signer la lettre ouverte que vous trouverez ici, afin d’alerter les pouvoirs publics et d’avancer avec les opérateurs pour établir un cadre normatif spécifique qui garantisse la possibilité de :
- Changer de logiciel sans être retenu par un engagement commercial ;
- Disposer de l’exhaustivité des données des patients : rendez-vous, dossiers médicaux (notes de consultation, etc.), documents (messages sécurisés entre praticiens intégrés dans les dossiers patients, ordonnances, bilans biologiques, courriers adressés, factures, formulaires…) sans dégradation ;
- Sous 15 jours ;
- Sans aucun surcoût.
Chaque signature compte pour nous aider à porter ensemble ces revendications, au profit de l’ensemble des professionnels de santé, des patients, du secteur, et de tout le système de soins.
Flore et l’équipe Doctolib
